dimarts, 14 d’octubre del 2008

Comunicat del CAR davant la nova escalada repressiva de l'estat francés


L’offensive répressive de l’état continue de se dimensionner et cible de plus en plus tous les espaces de l’expression de la revendication nationale corse.
Elle se matérialise par des vagues de rafles anti nationalistes qui concernent tous ceux qui de prêt ou de loin affichent leur sympathie politique envers la lutte de libération nationale et à la résistance des corses face à la politique destructrice de l’état français.
Rien n’est laissé au hasard, y compris le droit de manifester, qui désormais peut faire l’objet de poursuites judiciaires.
Y compris, le jeune garçon de 13 ans qui accroche au mur de sa chambre le portrait d’un patriote tragiquement disparu et à qui l’on inflige les inutiles pressions d’une garde à vue.
Y compris les incessantes décentes de la police politique (SDAT) , qui quotidiennement persécute les militants nationalistes et leurs familles, ainsi que les intimidations judiciaires récemment entamées à l’encontre de responsables politiques que l’on traine devant les tribunaux pour tenter de les faire taire et ainsi faire oublier que la situation faite à la Corse et à son peuple est gravissime.
Le CAR dénonce ces méthodes répressives aveugles et apporte son soutien à toutes les victimes de la répression et il appel l’ensemble des corses à rejeter ces pratiques.

Segueixen les detencions a Corsèga 14.10.08

4 interpellations dans le Fium'Orbu, déplacement d'une véritable armée répressive sur place (hélicoptères, dizaines de véhicules, centaines d'hommes)
4 personnes soupçonnés d'appartenir au FLNC du 22 octobre ont été interpellé ce matin à Ghisonaccia. Une cinquieme serait entendue en qualité de témoin.
Elles sont auditionnées dans le cadre de la revendication de l'attentat perpétré contre la gendarmerie d'Aléria, le 21 octobre 2004. Les enquêteurs du SRPJ de Bastia, de la section anti-Terroriste (SDAT) et les gendarmes de la section de recherche d'Ajaccio perquisitionnent en ce moment dans les bureaux d'une grande surface, momentanément fermé au public, dans un bar attenant et aux domiciles des 3 interpellés.
Les enquêteurs recherchent du matériel d'impression. Ces interpellations ont été ordonné par le parquet anti-terroriste de Paris. Plusieurs personnes pourraient être transféré au Camp de la Gendarmerie de Borgu dans la journée.

Detencions d'independentistes a Corsèga 13.10.08

http://www.dailymotion.com/video/k3i6B0ZA5uJK4XNLQq


Sur les 5 interpellations de lundi matin, trois libérations sans charges et deux déportations sur Paris

dilluns, 13 d’octubre del 2008

Detencións a Ajaccio

Interpellation de cinq membres présumés d'une cellule du FLNC-UCAJACCIO,
13 oct 2008 (AFP) -Cinq personnes, soupçonnées d'appartenir à une cellule du FLNC-UC (Union des combattants) impliquée dans plusieurs attentats en Corse en 2007 et 2008, ont été interpellées lundi matin à Bastia et Ajaccio, a-t-on appris de sources proches de l'enquête.Une personne a été interpellée à Bastia et les quatre autres à Ajaccio. Les interpellations ont été réalisées par des enquêteurs de la direction régionale de la police judiciaire et de la sous-direction antiterroriste (Sdat) sur commission rogatoire de deux juges anti-terroristes parisiens, Thierry Fragnoli et Gilbert Thiel. Ces cinq personnes - qui étaient entendues lundi au commissariat d'Ajaccio - sont soupçonnées d'appartenir à une cellule du FLNC-UC (la principale organisation indépendantiste clandestine corse) qui avait été présentée comme démantelée en avril. Les membres de cette cellule auraient participé en Corse à plusieurs attentats visant des bâtiments publics, dont certains auraient pu être mortels, en 2007 et 2008. Au total à ce jour, 13 personnes, dont deux commanditaires présumés, sont mises en examen. Composée de militants âgés d'une vingtaine d'années, cette cellule est soupçonnée d'avoir commis 13 attentats contre des bâtiments publics de l'île en 2007 et 2008, dont un tir de roquette, le 15 septembre 2007, contre la caserne de CRS d'Aspretto. Elle serait également à l'origine du mitraillage du tribunal d'Ajaccio le 20 février 2008, au cours duquel un projectile s'était fiché dans le portefeuille d'un CRS, ainsi que d'un attentat à la grenade contre la préfecture de région, le 20 décembre 2007.

dissabte, 11 d’octubre del 2008

Le FLNC-UC demande aux "étrangers" de quitter la Corse




Le FLNC-UC demande aux "étrangers" de quitter la Corse
Reuters - Samedi 11 octobre, 17h27
AJACCIO (Reuters) - Des tracts du FLNC-UC demandant aux "étrangers propriétaires en Corse" de quitter l'île ont été diffusés le long du parcours du 52e Tour de Corse-Rallye de France, apprend-on auprès des organisateurs.
La compétition automobile se déroule de vendredi à dimanche.
Sur les tracts, le mouvement clandestin demande aux "étrangers propriétaires en Corse, désormais devenus indésirables, de quitter l'île au plus vite".
Le FLNC-UC accuse en outre des élus régionaux de vouloir profiter du plan d'aménagement et de développement durable de la Corse (Padduc), qui sera prochainement débattu devant l'Assemblée territoriale, pour déclasser certains terrains actuellement protégés par l'appellation "sites remarquables", afin de les rendre constructibles.
Les noms des présidents UMP de l'Assemblée, Camille de Rocca Serra et de l'exécutif de l'assemblée de Corse, Ange Santini, sont notamment évoqués.
Pour le FLNC-UC, qui a revendiqué de nombreux attentats ces derniers mois en Corse, le Padduc est axé "sur la dépossession de la terre corse et la multiplication des résidences secondaires pour milliardaires, people et retraités du nord de l'Europe".Le FLNC-UC demande aux "étrangers" de quitter la Corse

le FLNC diffuse des tracts contre le PADDUC lors du tour de Corse







Depuis 1769 la Corse est occupée et annexée par la France. Conquise militairement, les troupes françaises ont combattus les troupes Paoliste à ponte novu, mettant fin à une expérience de trente années d’une République Corse Indépendante très influente dans le siècle des Lumières.
Il s’en suivit une répression aveugle et meurtrière à l’encontre des Patriotes qui poursuivaient la résistance contre les troupes françaises jusqu’à l’épisode du Fium’Orbu et du Niolu ou une vingtaine d’entre eux furent pendus sans aucune forme de procès, dont Marcu Maeia Albertini, un jeune Beger de 14 ans.
Dès lors la France n’a cessée de nous spolier : mobilisations massives des jeunes Corses lors des deux guerres Mondiales, colonisation de peuplement avec les pieds noirs rapatriés d’Algérie, destruction de toute économie productive et notamment de l’agriculture traditionnelle, interdiction de parler Corse à l’école et dans les lieux publics…
Deux siècles et demi plus tard, la situation n’a pas beaucoup changée :
La France continue d’exploiter l’ile, s’appuyant sur quelques familles locales qui entretiennent clanisme et clientélisme ; elle maintient notre ile sous dépendance économique de grands groupes financiers et réserve notre littoral et notre environnement naturel à ses « élites » qui viennent y passer vacances et retraites dorées.
Les financements du P.E.I, destinés initialement à rattraper le retard structurel et historique de la Corse, servent en fait à alimenter les marchés publics locaux au seul profit de grands groupes français : VEOLIA, SUEZ, TOTAL, BOUYGES en sont les grands bénéficiaires avec la bénédiction des élus du Clan qui s’engraissent au passage.
Pour exemple, VEOLIA est propriétaire des compagnies de transports Maritimes, du marché de l’eau, d’une milice privée de sécurité et bientôt des chemins de fer et du port de Bastia.
Le cout de la vie est plus élevé en Corse que partout ailleurs, les groupes de la grande distribution, CASINO aujourd’hui, LECLERC demain pratiquant des marges inacceptables.
Le Plan de développement de la corse (PADDUC) qui est censé donner les lignes directrices pour les 50 années à venir, ne nous propose qu’un seul axe : la dépossession de la Terre Corse et la multiplication de résidences secondaires pour milliardaires, Peoples ou retraités du Nord de l’Europe.
Sans contenu réel, il n’est en fait que la compilation des projets particuliers de quelques élus influents :
M. Rocca Serra : Président de l’assemblée de Corse et propriétaire de centaines d’hectares en bord de mer à Purti-Vechju (Punta d’Oru)


M. Santini : Premier ministre de la Corse et propriétaire terrien à Calvi, dont le fameux Camping « la pinède »


M. Giorgi : ministre du tourisme nous vente la corse comme « réserve naturelle de vacances » parodiant ainsi Mussolini qui en son temps voulais « la cage sans les oiseaux ».


Tous avaient prévu le déclassement de leurs terrains, sites remarquables, afin des les rendre constructibles.Dans n’importe quelle démocratie du monde cette prise d’intérêts directe, aurait entraîné un scandale politique et la démission immédiate de ces « élus du peuple ».
Voila pourquoi les étrangers, propriétaires sur notre terre sont aujourd’hui les relais de la politique coloniale française, ils sont indésirables et priés de quitter l’ile au plus vite.
La liste des élus corrompus serait trop longue mais une chose est certaine, malgré la répression constante contre le Mouvement Nationale, la déportation loin de nos familles, le mépris des droits de l’homme, les détentions provisoires à rallonge et la négation des droits Nationaux du peuple Corse,
Le F L N C demeure l’héritier des Patriotes et Résistants Corses qui ont versés leur sang dans le Golu pour la Liberté.
Nous invitons les médias présent actuellement en Corse, à vérifier ces informations afin de faire connaître à l’opinion publique Internationale les pratiques politiques qui ont court en Corse, et qui, dignes d’une république bananière, servent les intérêts exclusifs de la « patrie des droits de l’homme » et des ses valets locaux.
A POPULU FATTU BISOGN’A MARCHJA
F.L.N.C

dissabte, 4 d’octubre del 2008

STC Educació.Conferencia de premsa


STC Educazione - Conférence de presseLe 1er octobre 2008 : (21:47 Unità Naziunale, http://www.unita-naziunale.org/ - Corse - Lutte de Masse) Au préalable, Le STC Educazione manifeste sa solidarité fraternelle à son adhérent Gérard DYKSTRA qui doit comparaître au tribunal correctionnel de Bastia le vendredi 3 octobre à 8H30 après une manipulation judiciaire totalement arbitraire. Nous nous interrogeons sur de telles pratiques qui n’ont qu’un seul but : celui de déstabiliser ceux qui oeuvrent avec sincérité pour la cause corse.Nous apportons également un soutien syndical aux ATSEM de la Mairie de Bastia en grève pour le respect de leur statut et le maintien de conditions de travail décentes. En aucun cas elles ne peuvent être considérées comme des agents d’entretien ou des « madame pipi ».La fonction d’animation auprès des élèves est la plus importante de leurs attributions.I) Les mesures Darcos1/ Cette rentrée que l’on a annoncé « sans problème » est en fait une année de régression : 11 000 postes en moins, on ne peut que le dénoncer. Ce fait est sans précédent et cela a un retentissement sur la qualité de l’enseignement. La réalité du terrain l’atteste, les classes surchargées sont banalisées. La « norme », aujourd’hui, est par exemple d’avoir plus de 30 élèves par classe en seconde.Pour la rentrée scolaire 2009 en Corse, les prévisions sont des plus alarmantes. C’est pourquoi, au travers de cette conférence de presse, nous interpellons directement nos représentants politiques, et plus particulièrement le Président de l’Assemblée de Corse, le Président de l’exécutif et les élus de l’Assemblée Territoriale. En effet, dans quelques jours ils seront chargés de négocier les postes pour l’année scolaire à venir. Ils se devront d’être convaincants car ils ont une lourde responsabilité, celle de stopper l’hémorragie que connaît actuellement l’enseignement en Corse et faire ainsi que notre île ne soit pas la zone sinistrée de l’éducation nationale.2/ Le ministre de l’Education martèle l’idée « du retour aux fondamentaux » à l’école primaire : Politiquement, cette manœuvre démagogique ne peut que rassurer les parents. Comme si avant M. DARCOS les maîtres se désintéressaient des apprentissages de base qui sont le cœur de leur métier. Cette politique ministérielle consiste à faire croire qu’il suffirait de lire, d’écrire et de compter pour bénéficier d’une instruction suffisante pour être « formater » comme le bon citoyen de demain. Mais, pour nous ce n’est rien d’autre qu’une régression de la philosophie éducative, d’autant plus qu’on nous remet au goût du jour la bonne vieille « instruction morale ». De plus, il y a une volonté de remettre en valeur une pédagogie exclusivement basée sur la systématisation au détriment de la réflexion. Nous réfutons cette politique car, selon nous, l’Education c’est d’une part former et d’autre part préparer la jeunesse à avoir un esprit libre et critique. On s’oriente vers une normalisation du système qui laisse peu de place à la différence. Sur cette question des fondamentaux, il est bien évident que pour le STC Educazione la langue et la culture corses doivent en faire partie intégrante. 3/ le soutien scolaire et les RASED : On flatte les parents au lieu de prendre à bras le corps les difficultés des élèves, et d’apporter de véritables solutions tel que l’allègement des classes ou la prise en compte en amont des problèmes sociaux qui pèsent énormément sur la réussite des élèves. De plus ce soutien annoncé à « grand renfort médiatique » ne distingue pas le soutien ponctuel lorsqu’un élève n’a pas assimilé certaines notions, d’un soutien plus durable pour des élèves en grande difficulté. Ce dernier est jusqu’à présent pris en compte par les RASED, mais jusqu’à quand ? Les indicateurs étaient pourtant parlants : diminution des postes spécialisés entraînant des dysfonctionnements au sein de RASED incomplets, insuffisance des départs en formation de spécialisation etc… Aujourd’hui la mise en place de l’aide personnalisée par les enseignants en dehors du temps scolaire de l’enfant représente une attaque frontale et une menace sans précédent des dispositifs RASED dans les écoles. Nous en voulons pour preuve l’absence criante du dispositif RASED dans le Guide mis à disposition des parents de l’école élémentaire où nous pouvons lire p 94 : « Les élèves qui ont des difficultés vont bénéficier de deux mesures spécifiques : une aide personnalisée de deux heures(…) et des stages de remise à niveau pendant les vacances. » Dans ces 95 pages de propagande ministérielle, aucune allusion n’est faite au travail des RASED dans les écoles. Il est évident que cette mesure a pour but à peine inavoué de supprimer les RASED à des fins uniquement budgétaires tout en nous faisant croire que son objectif est « d’éviter que les élèves en difficulté ne soient laissés de côté durant la semaine et n’accumulent des retards impossibles à combler » Pouvions-nous subir pire mépris pour notre fonction ? Le soutien scolaire ne peut et ne doit remplacer le travail des personnels spécialisés dont la mission est de contribuer à la prévention et à la remédiassions de la difficulté scolaire en collaboration avec les parents, les enseignants et les partenaires extérieurs. Nous devons nous mobiliser pour que le service public continue à offrir les aides spécialisées du RASED dans les écoles afin que tous ensemble, nous puissions assurer la réussite de tous les élèves en répondant aux besoins particuliers de chacun. 4 / une attaque orchestrée contre le droit syndical et les droits des travailleurs Dans cette nouvelle loi les personnels enseignants sont obligés de se déclarer gréviste au moins 4 jours à l’avance sous peine de sanctions administratives. C’est de la démagogie une fois de plus pour satisfaire les parents qui généralement ont toujours été prévenus à temps pour s’organiser en cas de grève et c’est aussi une grave atteinte au droit inaliénable de faire grève. De plus une note sournoise du directeur général des ressources humaines propose fortement aux inspecteurs d’académie de ne plus laisser les syndicats organiser leurs réunions d’information auprès des collègues pendant le temps de travail, ce qui constitue un obstacle majeur à l’exercice du droit syndical. II) Des normes spécifiques pour l’éducation en corse Pourquoi vouloir sortir du droit commun ? Un constat inquiétant de l’éducation en Corse : taux de réussite au BAC et résultats aux évaluations de 6ème inadéquation entre la formation et l’emploi perte de repères culturels. dépréciation de l’école en général, en tant que facteur de réussite et d’intégration sociale. La ruralité et la mise en place de l’enseignement du Corse sont deux autres critères de la spécificité de l’Académie de Corse. Tous les ans les contraintes des CTP et CDEN (carte scolaire) nous montrent qu’on ne peut agir efficacement avec les règles qui nous sont imposées. S’il on veut un système éducatif performant, prenant en compte les critères énoncés, la mise hors norme de l’Académie s’impose naturellement à nous pour gérer la formation, les besoins et les personnels. Elle nous donnerait les moyens d’instaurer le bilinguisme et de mener un enseignement de qualité moins dépendant des « quotas » qui régissent le système éducatif actuellement. Elle s’accompagne de la création d’une commission à l’Assemblée de Corse chargée de travailler sur l’adaptation des textes réglementaires à la réalité de notre pays. Più ch’è mai a realità c’impone d’esce di e regule stabilite ch’ùn piglianu in contu e nostre specificità. U statutu specificu datu à a nostra academia serà à prò di a qualità di l’insignamentu è à prò di e so priurità. III) La langue corse : une déclinaison en 10 points.
I° LA MISE HORS-NORME DE L’ACADÉMIE EST UN MOYEN PRAGMATIQUE D’ATTEINDRE DES OBJECTIFS ET NON UNE REVENDICATION INCANTATOIRE Le STC Education réclame la généralisation de l’enseignement bilingue à parité horaire dans l’Académie de Corse. La revendication de la mise hors-norme de l’Académie de Corse devient par conséquent une phase transitoire incontournable pour tendre vers un système éducatif efficient, pertinent et adapté à la fois aux exigences de réussite scolaire et aux réalités socio-linguistiques actuelles de la Corse. Le STC Education dans le contexte actuel (c'est-à-dire à la veille de la signature de la Convention entre l’Etat et la Collectivité Territoriale de Corse relative au plan de développement de l’enseignement de la langue corse pour la période 2007-2013), s’attachera : A) à démontrer les lacunes susceptibles de contrecarrer la mise en œuvre de ce plan B) à suggérer des propositions concrètes relevant actuellement des prérogatives de l’Etat.
2° LA FORMATION DES ENSEIGNANTS DOIT ÊTRE UN AXE FORT Dans le premier degré, parmi les enseignants engagés dans l’enseignement de la langue corse aussi bien sous la forme extensive des trois heures hebdomadaires que sous sa forme bilingue à parité horaire, une majorité (environ 80% !) dénoncent le manque de formation continue. Et pour cause, le décalage entre les objectifs fixés à l’horizon 2013 et les moyens de formation : Objectifs : -Généralisation de l’enseignement bilingue en maternelle -33% des élèves de cours préparatoire en classe bilingue -25% des élèves de cours élémentaire 1ère année en classe bilingue -des cursus bilingues en élémentaires pour alimenter tous les secteurs de collège. -Généralisation de l’enseignement extensif des trois heures pour les autres élèves hors cursus bilingues Moyens de formation continue actuels: En moyenne, 30 à 40 enseignants par département bénéficient d’un stage d’un volume horaire de 24 heures (1 semaine) et 15 à 20 enseignants par département bénéficient d’un stage de 72 heures(3 semaines) chaque année. Ce volant de formation continue annuelle était déjà insuffisant en 1999. Il est devenu obsolète aujourd’hui. Propositions : Dans le cadre de la mise hors-norme de l’Académie, nous demandons un Plan Départemental de Formation Spécifique. Concrètement et en terme de moyens budgétaires à mettre en œuvre, cela signifie une dotation académique de 20 postes budgétaires (10 pour la Haute-Corse et 10 pour la Corse du Sud) ciblés « titulaires brigades de remplacement formation continue Langue corse ». Cette dotation en postes budgétaires spécifiques ne peut se concevoir qu’hors carte scolaire standard. Un tel plan de formation continue spécifique permettrait de fournir une formation d’un volume horaire de 24 heures à 360 enseignants/an/département. La dynamisation de l’enseignement de la langue corse ne peut passer que par une formation conséquente des personnels enseignants engagés dans cet enseignement. Ce ne sont ni les formateurs (universitaires ou conseillers pédagogiques) ni la définition des contenus de formation (didactiques, pédagogiques ou linguistiques) qui sont insuffisants mais les moyens humains de remplacement des enseignants en formation qui ne sont toujours pas prévus: il s’agit de moyens d’enseignement relevant donc des prérogatives de l’Etat et qui n’ont pas été contractualisés convenablement dans la nouvelle convention Etat/CTC.
3° UN CONSTAT : l’IUFM COMPLÈTEMENT DÉCONNECTÉ DE SES MISSIONS DE FORMATION INITIALE Le témoignage des néo-titulaires est éloquent! C’est une véritable révolution culturelle qui est à opérer. L’IUFM de Corse doit se ressaisir pour parvenir à s’inscrire pleinement dans les objectifs assignés dans le domaine de la langue corse et préparer convenablement aussi bien les professeurs des écoles stagiaires 2ème année que les PLC 2ème année à l’entrée dans le métier dans ce domaine.
4° CERTAINS POSTES SPÉCIFIQUES DOIVENT ÊTRE COMPTABILISÉS HORS CARTE SCOLAIRE STANDARD Dans le second degré, les postes des professeurs certifiés de corse sont légitimement comptabilisés hors carte scolaire standard. Dans le premier degré, nous demandons que les 9 postes de Conseillers pédagogiques de Langue Corse dans l’Académie soient également comptabilisés hors carte scolaire standard. Les mesures de carte scolaire sur ces postes budgétaires spécifiques vont à l’encontre de la dynamisation de l’enseignement de la langue corse. Sous-estimer l’accompagnement pédagogique en langue corse, c’est nier l’importance de l’aide directe aux enseignants dans leur pratique de classe. En 2007, dans le cadre de la carte scolaire du premier degré, un poste de Conseiller Pédagogique de langue corse a été supprimé en Haute-Corse. Lors d’un récent groupe de travail relatif à la prochaine carte scolaire dans ce même département, le même Inspecteur d’Académie laisse entrevoir la suppression d’un nouveau poste de Conseiller Pédagogique de Langue Corse. Le STC Education doute de l’objectivité de telles mesures qui relèvent plus des sautes d’humeur « anti-langue corse » d’une individualité que d’une vision raisonnée de la politique éducative prenant en compte les priorités académiques clairement affichées et les objectifs à atteindre dans le cadre de la Convention Etat/CTC.
5° L’ARTICLE 7 DE LA LOI DU 22 JANVIER 2002 ET LA LETTRE CADRE DU RECTEUR CONCERNANT LE PREMIER DEGRÉ L’article 7 de la loi du 22 janvier 2002 prévoit que l’enseignement de la langue corse est prévu dans les horaires normaux de l’école préélémentaire et élémentaire. (Dans le second degré, le texte n’est malheureusement pas explicite). Le STC Education demande que le Recteur dans sa lettre cadre annuelle relative au dispositif académique d’enseignement des langues étrangères et régionale ne mette plus en avant contre le gré des professeurs des écoles l’organisation d’une activité autre que la langue corse pour des élèves dont les parents auraient sollicité une dispense de langue corse : « L’école prendra toutes les dispositions pour proposer à ceux et celles qui ne suivraient pas cet enseignement d’autres activités… » Les enseignants qui ne veulent plus cautionner cette forme de marginalisation d’un élève par rapport au groupe-classe doivent avoir la possibilité de la refuser. Aucune raison médicale valable ne saurait justifier de telles dispenses. L’école ne doit pas être le théâtre de telles démonstrations idéologiques stériles.
6° LES AGENTS CONTRACTUELS DE LANGUE CORSE : L’ARBRE QUI CACHE LA FORÊT Les agents contractuels de langue corse interviennent en moyenne à hauteur de 70 mn hebdomadaires. Il s’agit d’un appoint intéressant et d’un effort non négligeable de la part de l’Etat. Cet appoint permet de dire que 94% sont en contacts avec la langue corse. Toutefois nous sommes dans le domaine de la sensibilisation et bien loin du le registre des apprentissages solides d’une langue. En aucune manière le STC Education ne voudrait dévaloriser ces intervenants qui ont le mérite pour un salaire de misère sur un contrat de 18heures hebdomadaires d’apporter ce que la précarité peut légitimement donner. Le véritable chiffre pertinent à prendre en considération c’est celui de 65 % des élèves qui bénéficient de moins de trois heures de corse hebdomadaires.
7° UNE ÉQUATION À RÉSOUDRE : LE POURCENTAGE D’ENSEIGNANTS CORSOPHONES ET LE NOUVEAU PLAN DE DÉVELOPPEMENT DE L’ENSEIGNEMENT Le pourcentage de personnels enseignants corsophones dans le premier degré stagne malgré la mise en place du concours spécial en 2002. Les départs à la retraite d’enseignants majoritairement corsophones, les intégrations dans le département majoritairement non corsophones, le recrutements d’enseignants majoritairement non corsophones par le concours standard ou 3ème voie, les instituteurs d’autres Académies par le concours interne dépassent tous les ans le volant de professeurs des écoles du concours spécial. Le STC Education demande alors au Ministre de l’Education Nationale comment résoudre l’équation suivante : s’engager dans une montée en puissance de l’enseignement bilingue et une généralisation de l’enseignement extensif avec un recrutement majoritairement non corsophone ? Dans l’attente d’une proposition ministérielle qui résolve cette équation, nous vous proposons dès 2009 la seule voie du concours spécial comme voie de recrutement.
8° DANS LE SECOND DEGRÉ LES BONIFICATIONS DU BARÈME INTERACADÉMIQUE Dans le cadre du développement de l’enseignement bilingue dans le second degré, le STC Education demande qu’une bonification soit accordée aux enseignants postulant pour l’Académie de Corse et détenteur d’une habilitation de Langue corse du second degré. Actuellement le barème progressif ne prend en compte aucune spécificité si ce n’est la persévérance du vœu unique bonifié Pour le S.T.C Education, il est devenu aujourd’hui indispensable d’aller au-delà du barème progressif et de bonifier une compétence requise dans tous les établissements du second degré identifiée sur la base de l’habilitation en Langue et Culture Corse.
9° LES DIFFICULTÉS FINANCIÈRES DU CRDP ET LA VOLONTÉ DE RENFORCEMENT DES OUTILS PÉDAGOGIQUES Le CRDP (Centre Régional de Documentation Pédagogique) connaît depuis deux ans des difficultés financières inhérentes au loyer annuel de ses nouveaux locaux (environ 100 000 euros annuels !). S’il n’y a pas une solution négociée de relogement ou une intervention exceptionnelle de l’Etat, le CRDP ne peut sur ses fonds propres de réserve espérer survivre tout au plus deux années. Le CRDP est un partenaire essentiel pour ne pas dire incontournable pour l’Education Nationale avec l’ensemble des programmes contractualisés (manuels scolaires et outils pédagogiques de qualité). Le STC Education demande une nouvelle intervention exceptionnelle de l’Etat sur le court terme en attendant une solution pérenne concernant son relogement.
10° MISE EN PLACE DU CONCOURS D’AGRÉGATION EN LANGUE ET CULTURE CORSES Le CAPES de langue corse a déjà 17 ans d’existence et a permis de recruter un vivier non négligeable de professeurs certifiés. Le STC Education demande la mise en place d’un concours d’agrégation de langue corse. Il s’agirait à la fois d’un signe fort et symbolique de reconnaissance pour la langue corse dans l’institution scolaire et également une possibilité de déroulement de carrière dans cette discipline. En conclusion : Cette déclinaison synthétique en 10 points n’est qu’une approche partielle et donc partiale de la problématique de l’enseignement de la langue. Le statut juridique de langue co-officielle de la langue corse est pour le STC Education un objectif incontournable qui va bien au-delà de l’institution scolaire. Cette déclinaison n’a donc d’autres prétentions que celle d’une modeste contribution dans un contexte prédéfini: elle est le fruit de la réflexion commune d’enseignantes et enseignants qui œuvrent au quotidien à travers leur pratiques de classes pour la réussite scolaire des enfants qui seront les citoyens corses et libres