diumenge, 23 de novembre del 2008

500 euros de multa per l'ocupació del xalet de l'actor Chistian Clavier
























































Le tribunal correctionnel d'Ajaccio a condamné vendredi à 500 euros d'amende chacun les dix nationalistes qui avaient occupé le jardin de la propriété de l'acteur Christian Clavier, le 30 août dernier à Porto-Vecchio (Corse-du-Sud).
Le parquet avait requis 2.000 euros d'amende pour chacun des militants et n'a donc pas été suivi par le tribunal qui s'est prononcé au terme d'un quart d'heure de délibéré, après une courte audience marquée par l'absence des prévenus et de leurs avocats.
Ceux-ci avaient décidé de ne pas assister à l'audience, afin de protester contre la présence jugée "trop massive" des forces de l'ordre massées autour du palais de justice. Environ 200 personnes s'étaient également réunies devant le tribunal à l'appel de plusieurs organisations indépendantistes, pour protester contre la citation à comparaître des 10 militants parmi lesquels l'avocat et élu indépendantiste à l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni.
L'acteur Christian Clavier avait également fait part de son intention de ne pas participer à cette audience. "Alors absent de ma résidence secondaire, je n'ai pas été témoin direct des faits incriminés. Je n'assisterai donc pas à l'audience", avait-il annoncé.
"Je souhaite n'être instrumentalisé par quiconque et, compte tenu de l'effervescence médiatique entretenue autour de cette affaire, cette décision me paraît de nature à favoriser la sérénité des débats", avait précisé cet ami du président Nicolas Sarkozy, qui a interprété Jack Palmer, le détective privé de la bande dessinée "L'enquête Corse" de Pétillon.
Cette intrusion de nationalistes dans le domaine de Porto-Vecchio où l'acteur possède une villa, avait valu au Coordonnateur des services de sécurité intérieure auprès du préfet de région corse, Dominique Rossi, d'être démis de ses fonctions par la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie.
Un limogeage controversé, justifié par le chef de l'Etat, qui avait déclaré: "quand il y a une erreur, il est normal que le responsable assume cette erreur", ajoutant que le "fait d'être mon ami ne doit pas faire qu'on a moins de droits". Dominique Rossi a toujours affirmé n'avoir rien à se reprocher dans cette affaire estimant avoir fait correctement son travail.
Les dix prévenus encouraient des peines maximales d'un an de prison et 15.000 euros d'amende pour "violation de domicile avec voie de fait". Le procureur de la République a estimé au cours de l'audience que la "voie de fait est caractérisée par le jet d'un coq de décoration en fer dans la piscine" de Christian Clavier et par "la pression psychologique exercée sur les gardiens de la propriété".
Les nationalistes condamnés ont annoncé leur intention de faire appel du jugement qu'ils jugent trop lourd et qui a été conspué par les militants massés aux abords du palais.
Ce procès intervient alors que les nationalistes font flèche de tout bois en Corse pour dénoncer "la spoliation des Corses de leurs terres" et protester contre "la spéculation sur le littoral".
Il intervient aussi alors que trois attentats et deux tentatives d'attentats ont été commis dans la nuit de jeudi à vendredi sur l'île. Trois villas appartenant à des continentaux ont été endommagées par des explosions à Pietrosella, Lecci (Corse-du-Sud) et Pietralba (Haute-Corse). En outre, un commando composé de six hommes armés et cagoulés a tenté de faire exploser la maison d'un couple de continentaux à Bastelicaccia, près d'Ajaccio. Selon les victimes, l'un des membres du commando aurait affirmé avoir agi "contre des colonisateurs" de la Corse. Par ailleurs, une charge non explosée a été découverte vendredi matin contre des anciens locaux de la Délégation militaire départementale de la Haute-Corse à Bastia.
(AFP) : En moins de 45 minutes - délibéré compris - d'une audience qu'ils ont qualifiée de "grotesque" et d'"ubuesque", dix nationalistes corses ont été condamnés vendredi à 500 euros d'amende par le tribunal correctionnel d'Ajaccio pour avoir occupé fin août le jardin de la villa de l'acteur Christian Clavier à Porto-Vecchio.
Le procès s'est déroulé en l'absence des prévenus et de leurs avocats qui entendaient par la politique de la chaise vide protester contre la "militarisation d'un tribunal transformé en bunker", et le caractère "excessif" du déploiement de policiers à l'entrée du palais de justice.
Le parquet avait requis 2.000 euros d'amende contre les militants qui encouraient un an de prison et 15.000 euros d'amende pour "violation de domicile".
L'un de leurs avocats, Me Jean-Michel Mariaggi, a annoncé que les 10 condamnés allaient faire appel.
Dans une salle d'audience seulement occupée par quelques journalistes et, selon la défense, par de nombreux policiers en civil, le président Guy Jean a estimé" qu'on n'avait pas à imposer de conditions à la justice" et retracé les circonstances de la présence des nationalistes sur la pelouse de l'acteur, ami du président de la République, le 30 août.
"Les militants, entre 30 et 50, se sont d'abord trompé de villa et ont dû demander leur chemin aux voisins; au bord de la piscine, comme il faisait très chaud, ils ont demandé aux gardiens si l'eau de la terrasse était potable; c'est à ce moment qu'il leur a été proposé à boire; les boissons ne leur ont pas été spontanément proposées en signe de bienvenue", a-t-il raconté.
Il a ensuite évoqué l'"objet d'art", un coq en métal, jeté dans la piscine : "je ne sais pas si c'est parce que c'est un symbole de la République mais il s'est retrouvé dans cette piscine qualifiée +de merde+ par les occupants, selon le procès-verbal de la gardienne".
Démentant que les poursuites aient été intentées au hasard, il a rappelé que les personnes citées "ont fait des déclarations dans la presse qui a publié des photos d'eux installés autour de la piscine et que les immatriculations de leurs voitures ont été relevées".
En préambule à son réquisitoire, le procureur José Thorel a déploré l'absence des prévenus: "quand on est cité à comparaître, on assume; la moindre des choses c'est d'être présent", a-t-il lancé.
Il a ensuite ensuite repris un à un les éléments constitutifs de la violation de domicile.
"Des manoeuvres, oui, il y en a eu puisque les militants ont profité du passage d'une voiture pour franchir le portail électronique et ont détourné la caméra vidéo pour ne pas être filmés", a-t-il soutenu.
"Une contrainte psychologique importante a été exercée sur les gardiens qui se sont trouvés confrontés à une cinquantaine de personnes; c'est d'ailleurs en raison de leur nombre que la gardienne a déclaré ne pas avoir osé appeler les gendarmes", a-t-il ajouté.
Au chapitre des voies de fait, le procureur est revenu sur le sort de ce coq de métal "précipité par force dans la piscine": "qu'on le veuille ou non, c'est une voie de fait; dans cette affaire on a bafoué les droits constitutionnels de M. Clavier qui font d'une maison un asile inviolable et on a enfreint la loi".
"Les poursuites intentées étaient grotesques, le jugement ne pouvait pas être différent", a commenté à l'AFP un des condamnés, l'avocat et élu à l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni.

5 actions commandos dans la nuit en Corse











5 actions commandos dans la nuit en Corse
Le 21 novembre 2008 : Nuit agitée avec pas moins de 5 attentats ou tentatives sur toute l’île dont un avec extraction des habitants par un commando.
A 18 heures tout d’abord, c’est une maison en construction appartenant à un entrepreneur portugais située à St Cyprien sur la commune de Lecci qui a été la cible d’un attentat. La villa a été très fortement endommagée.
Quelques heures plus tard à Pietralba en Balagne, c’est une autre maison finie cette fois mais pas encore livrée qui a été détruite par explosion.
Et puis, ce matin (vendredi) des ouvriers qui se rendaient sur le chantier d’une maison à Pietrosella ont découvert un nouvel attentat.
Fr3 Corse : Attentats veille procès Clavier
Enfin, le fait le plus marquant a été cette tentative d’attentat à Basteliccaccia où un commando armé et cagoulé a fait irruption dans une villa. Selon les services de la préfecture, elle appartiendrait à un célèbre parolier qui a notamment écrit pour Michel Sardou. Là, le commando aurait indiqué agir par motivation politique. Le couple présent a ensuite été neutralisé pendant que des charges étaient déposées dans la maison. Selon les services de la préfecture, il s’agirait de deux charges de 30 kilos ainsi qu’un kilo de dynamite. Le couple a ensuite été déposé au niveau de l’abattoir de Cuttoli où ils ont pu alerter les forces de l’ordre. Dans la villa, le système de mise à feu n’a pas fonctionné. Le couple fortement choqué a indiqué qu’il comptait quitter l’île.
(avec Afp) Un commando de plusieurs hommes masqués, gantés et armés, a tenté de détruire jeudi soir la maison d'un couple de continentaux, à Bastelicaccia.
"Le commando, six hommes masqués et armés de pistolets automatiques de fort calibre, a investi la villa vers 22h00 et l'a piégée avec de la dynamite couplée à des fûts de produit explosif artisanal puis a abandonné le couple ligoté dans le maquis"
.Les deux charges, placées à l'intérieur de la maison, n'ont pas explosé. Elles étaient composées de deux fûts de 30 kilogrammes de nitrate-fuel et de dynamite mais la mise à feu n'a pas fonctionné.
Extrêmement choquées, les deux victimes, qui avaient été séparées et dont les yeux avaient été bandés, ont été abandonnées dans le maquis près du village de Cuttoli, à quelques kilomètres de distance. Elles ont pu se défaire de leurs liens et prévenir les gendarmes. Leur voiture, utilisée par le commando, a été retrouvée incendiée à Afa, dans la banlieue d'Ajaccio.
Un des membres du commando ayant clairement revendiqué une action politique menée "contre des colonisateurs de la Corse", selon le couple Le parquet anti-terroriste de Paris s'est saisi de l'affaire qui a été confiée à la direction régionale de la police judiciaire et à la sous-direction anti-terroriste.
L'identité du couple, dont le mari est parolier de chansons et a signé des textes notamment pour Michel Sardou, n'a pas été divulguée.
Trois autres attentats contre des maisons en construction ont également été commis en Corse, jeudi soir, à 18h00 à Leccia et à 21h00 à Pietralba et dans la nuit, à Pietrosella.
5 attentats ou tentatives ont été commis cette nuit dans l'île contre des résidences.. A Bastelicaccia c'est une opération commando qui a été menée .. Un couple de retraité a été pris en otage par 6 hommes se réclamant du FLNC ... Ligotées, les victimes ont été abandonnées en bord de route sur la commune de Cuttoli. Après s'être réfugiée dans une maison, elles ont pu donner l'alerte.
Les charges explosives, disposées a leur domicile de Bastelicaccia n'ont pas fonctionné. Fortement choqué, le couple de retraité qui réside en corse depuis 3 ans à fait part ce matin de son souhait de vendre la maison et de quitter l'île.
A Pietrosella, c'est la résidence secondaire d'un PDG d'une chaine de salons de coiffure qui a été prise pour cible par les plastiqueurs. Plus de 100kg d'explosifs ont été placés dans la villa. Une seule a fonctionné, provoquant néanmoins des dégâts très importants dont l'effondrement du toit ...
A St Cyprien, à Lecci di Purti-Vecchju, c'est une villa en construction, située dans un lotisssement, qui a été endommagée par un attentat.A Pietralba, une autre villa en fin de construction, appartenant à un retraité, a été entièrement détruite par une charge explosive ... Enfin, à Bastia, rue de l'évêché, au coeur de la Citadelle, les anciens locaux de la division départementale de l'armée de terre de terre ont été visés par un attentat. Mais le dispositif couplé à la charge de 500g n'a pas fonctionné.La section anti-terroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'ensemble de ces actions ...




Clavier, les visiteurs et l'enquête corse


Clavier, les visiteurs et l'enquête corse.
L'attelage est improbable. Réussir à réunir dans une indignation partagée le socialiste François Hollande, le centriste François Bayrou, l'indépendantiste Jean-Guy Talamoni, et le droitier syndicat des commissaires de police n'est pas chose facile.
Christian Clavier aime la Corse.C'est pourtant ce que vient de déclencher la mutation expresse du patron des policiers et des gendarmes en Corse. Dominique Rossi, 59 ans, coordinateur des forces de sécurité sur l'île, a été sèchement relevé de ses fonctions lundi par le ministère de l'Intérieur. Ce n'est pas une « nuit bleue », une série de règlements de comptes ou de braquages qu'on lui reproche. Il lui est fait grief d'avoir laissé un groupe de militants nationalistes envahir pacifiquement la résidence de l'acteur Christian Clavier, samedi à Porto-Vecchio, pour protester symboliquement contre la « spoliation foncière » dont certains insulaires seraient victimes. Selon des sources informées, le limogeage du grand flic a été demandé par Nicolas Sarkozy, qui aurait piqué une colère noire en apprenant cette occupation, et aurait passé un coup de fil réconfortant à son ami Clavier.Les réactions n'ont pas tardé. « Cela mérite qu'on ait des explications », lâche (sur Europe 1) l'encore patron du PS. C'est « le fait du prince », rugit (sur France Inter) celui du Modem. « Arbitraire le plus total », tonne (auprès de l'AFP) celui de Corsica nazione indipendente. Voici, enfin, un avis d'expert : celui d'Emmanuel Roux, numéro deux du syndicat des commissaires de police (majoritaire), organisation peu suspecte de vouloir nuire au pouvoir en place. « Ce n'est pas l'affaire Clavier, mais l'affaire Rossi », commence le policier, qui défend son collègue (sur France Info). « Son métier est d'arbitrer. En l'occurrence, en Corse, on ne cherche pas l'affrontement. Son choix a été excellent, car il n'y a pas eu de dégâts chez Christian Clavier. Qu'est-ce qu'on aurait fait à Dominique Rossi si, face à des forces de police lourdes, des manifestants s'étaient rebellés devant ce qu'on aurait appelé une provocation policière et avaient cassé le lotissement ? On aurait fusillé Rossi ? »Il faut croire que le management par la peur, dénoncé régulièrement par certains syndicats de magistrats et de policiers, atteint ses limites.

Affaire Clavier: Sarkozy a parlé

Affaire Clavier: Sarkozy a parle.
Silencieux depuis le début de "l'affaire Clavier", Nicolas Sarkozy s'est exprimé jeudi depuis la Syrie. Autoritaire, le chef de l'Etat a assuré qu'il n'avait "pas eu besoin" d'intervenir et que le fait que Christian Clavier était son ami n'impliquait pas que ses droits soient bafoués.
Dominique Rossi, l'ancien chef de la sécurité de l'île, estime quant à lui avoir "fait son boulot".
Si Sarkozy nie être intervenu, Rossi assure avoir fait son boulot.
"Quand il y a une erreur, il est normal que le responsable assume cette erreur." Cinq jours après l'occupation de la propriété de l'acteur Christian Clavier, ami personnel de Nicolas Sarkozy, sur l'île de Beauté par des militants nationalistes corses, le silence de l'Elysée à été rompu. "L'affaire corse" a fait des vagues, jusqu'au point de mouiller le président de la République. De nombreuses voix se sont en effet élevées depuis samedi pour mettre directement en cause le chef de l'Etat. Pour beaucoup, la mutation-sanction ultra-rapide de Dominique Rossi, jusque là responsable de la sécurité sur l'île, à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), est l'unique fruit de la volonté de Nicolas Sarkozy.Jeudi, en marge de sa visite d'Etat dans la capitale syrienne, le président de la République a pris le temps de répondre aux questions des journalistes qui le pressaient sur l'affaire. Les déplacements à l'étranger sont peut-être plus propices à la détente médiatique même si le chef de l'Etat est apparu, mercredi, quelque peu tendu lors de son intervention en compagnie du président syrien, Bachar el-Assad, triturant ostensiblement un stylo de la main gauche, geste inhabituel chez lui. Les enjeux d'importance sans doute de cette visite diplomatique, la première d'un président français depuis 2002 et le voyage de Jacques Chirac. Jeudi, devant une nuée de journalistes, Nicolas Sarkozy est apparu plus "ouvert". S'il a accepté d'évoquer l'affaire, c'est pour nier être intervenu personnellement dans la mutation de Dominique Rossi, le responsable de la sécurité en Corse. Comme l'avait affirmé dès ce week-end Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l'UMP, la décision a été prise par le ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, en raison de l'absence d'intervention des forces de l'ordre. Elle-même en avait rapidement revendiqué la paternité avant de réitérer mercredi.Rossi: "Je n'ai rien à me reprocher""Je n'ai pas besoin d'intervenir parce que j'ai un ministre de l'Intérieur qui a fait son travail", a déclaré le président de la République après l'inauguration d'un lycée français à Damas. Le chef de l'Etat a également tenu à légitimer cette décision. "Quand on est responsable, on assume ses responsabilités ; quand il y a une erreur, il est normal que le responsable assume cette erreur", a tranché Nicolas Sarkozy dans un style autoritaire qu'il affectionne. "La ministre de l'Intérieur a jugé qu'il y avait eu des fautes, elle a eu raison. Quand il y a une faute, c'est le responsable qui doit l'assumer."Pour le président de la République, c'est une affaire aussi simple que celle de l'Etat de droit en Corse et il en a également profité pour tancer une opposition qui vacille d'elle-même sur ses propres bases. "J'admets bien volontiers que c'est un grand changement pour tout ceux qui ont laissé faire pendant des années. L'autorité de l'Etat est rétablie", a-t-il poursuivi. "Quand on est chef, on en assume les avantages et les inconvénients." Nicolas Sarkozy a réaffirmé que la loi devait s'appliquer en Corse "comme sur chaque centimètre" de la République française. "Tant que je serai président de la République, comme lorsque j'étais ministre de l'Intérieur, la loi républicaine s'appliquera en Corse", a-t-il insisté. "Les indépendantistes n'ont pas tous les droits et je ne laisserai pas une petite équipe bafouer la République." Nicolas Sarkozy a également redit, à propos de Christian Clavier, que le fait d'être son ami ne devait pas faire qu'il ait moins de droits que les autres citoyens. Personne ne lui a demandé s'il devait en avoir plus.Dominique Rossi lui, tente de faire valoir les siens. L'ancien coordonnateur des services de sécurité en Corse sort également de son silence, jeudi, dans les colonnes du quotidien Le Monde pour y affirmer avoir simplement fait son travail. "J'ai fait mon boulot et je n'ai rien à me reprocher", déclare Dominique Rossi. Après avoir eu des renseignements sur l'organisation d'un rassemblement nationaliste le week-end dernier, "j'ai alerté les gendarmes de Porto-Vecchio et leur ai demandé de prendre des dispositions préventives mais de n'intervenir qu'en cas d'incidents", ajoute-t-il. Affaire Clavier, nouvelles vagues?
Silencieux depuis le début de "l'affaire Clavier", Nicolas Sarkozy s'est exprimé jeudi depuis la Syrie. Autoritaire, le chef de l'Etat a assuré qu'il n'avait "pas eu besoin" d'intervenir et que le fait que Christian Clavier était son ami n'impliquait pas que ses droits soient bafoués. Dominique Rossi, l'ancien chef de la sécurité de l'île, estime quant à lui avoir "fait son boulot".
Si Sarkozy nie être intervenu, Rossi assure avoir fait son boulot. (Maxppp)
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Corse: Une mutation sanction?

Corse: Une mutation sanction?
Quelques jours après l'occupation de la villa de Christian Clavier, ami de Nicolas Sarkozy, par une cinquantaine de militants nationalistes, Dominique Rossi, coordinateur des forces de sécurité de l'île, a été démis de ses fonctions et muté à l'IGPN. Loin du scénario bon-enfant du film L'Enquête Corse, l'opposition et un syndicat de police dénoncent les copinages et s'interrogent sur cette décision.
Après l'occupation de la villa de Christian Clavier, Dominique Rossi a été muté à l'IGPN. Une sanction?
Y a-t-il un lien entre l'amitié que porte Nicolas Sarkozy à l'acteur Christian Clavier, présent au Fouquet's le soir de son élection, et la décision prise hier au ministère de l'Intérieur, de limoger le responsable de la sécurité en Corse après une trop grande tolérance à l'égard d'un mouvement nationaliste qui a touché le comédien? La question est posée, mais l'Elysée se refuse à y répondre, et renvoie à Beauvau.Samedi dernier, une cinquantaine de militants nationalistes font irruption dans la villa de l'acteur de Porto-Vecchio. Ils occupent symboliquement le jardin pendant une heure pour protester contre la "spoliation foncière" des Corses sur leur île. Ils veulent dénoncer "le plan d'aménagement et de développement durable de la Corse", qui fait, selon eux, "la part trop belle à la colonisation de peuplement, favorisant ainsi l'installation de non-Corses". Au début du mois, ces mêmes militants séparatistes avaient occupé les agences bancaires de la BNP à Bastia (Haute-Corse) et Ajaccio (Corse-du-Sud), et obtenu l'annulation d'un projet immobilier visant à favoriser l'accession à la propriété d'étrangers ne résidant pas en Corse. Cette fois-ci, à Porto-Vecchio, il semble que ce soit le scénario de la bande-dessinée L'Enquête Corse, adapté au cinéma avec précisément Clavier à l'affiche, qui les ait inspirés. Trop grande toléranceQuoi qu'il en soit, ce samedi-là, le comédien est absent. Les intrus sont donc reçus par le personnel. Après avoir profité à loisir de la vue sur la plage de Palombaggia, une des plus réputées de l'île, les manifestants finissent par se disperser dans le calme. Malgré la présence de gendarmes, Dominique Rossi, le M. Sécurité de l'île de Beauté, semble avoir choisi de "tolérer" cette action plutôt que de l'empêcher par la force, au risque d'éventuels incidents. Bien mal lui en a pris. Ce laisser-aller ne semble pas avoir été du goût des hautes sphères de l'État. Lundi en fin de journée, Dominique Rossi a reçu un appel téléphonique du ministère de l'Intérieur lui signifiant son limogeage. Plus tard, on apprenait qu'il serait muté à l'IGPN (l'Inspection générale de la police nationale, la police des polices) et que Gilles Leclair, actuellement chargé du crime organisé et de la délinquance financière à la Direction centrale de la PJ, le remplacerait.Le coordinateur des services de sécurité intérieure (CSSI) dans l'île n'aurait "pas pris les mesures nécessaires pour protéger ce lotissement afin d'empêcher l'envahissement d'une propriété privée", a expliqué le ministère, revenant sur une décision que Michèle Alliot-Marie a prise "seule", précise-t-on. Sa hiérarchie reprocherait à Rossi d'avoir laissé se dérouler cette occupation juste après une manifestation officielle d'élus et de militants indépendantistes, à Porto-Vecchio, contre un plan d'aménagement de la Corse. De surcroît, une note de la Direction centrale du renseignement intérieur l'avait informé la veille qu'une occupation du lotissement était projetée sur la villa de Clavier, entre autres."Il n'y a pas eu de faute"Suffisant pour démettre Dominique Rossi de ses fonctions? Pour François Bayrou, la réponse est non. Il n'y a eu ni dégradation, ni violences, ni graves dysfonctionnements au cours de cette action, constate le président du Modem. D'après lui, ce limogeage est intolérable car directement lié au fait que Christian Clavier soit un ami personnel du président de la République. "C'est le fait du prince, ce sont des décisions arbitraires et disproportionnées et qui montrent à quoi on arrive quand les pouvoirs sont ainsi concentrés entre les mêmes mains, quand le copinage avec les puissants remplace la raison d'Etat", expliquait-il sur les ondes de France Inter.Le premier secrétaire du parti socialiste François Hollande, tout en condamnant la violation de domicile, s'est aussi étonné. "Je veux croire que ce n'est pas parce que c'est le domicile de Christian Clavier qu'il y a cette sanction. En matière de sécurité il n'y a pas des citoyens qui seraient plus protégés que d'autres", a-t-il dit sur Europe 1. "Que ce soit simplement parce que le jardin d'un ami du président ait été occupé, que ce soit le motif qui entraine la révocation d'un haut fonctionnaire, tout ça ne donne pas une bonne image de la République, en tout cas de celui qui est le président", a-t-il déclaré sur RTL.Emmnanuel Roux, secrétaire général adjoint du Syndicat des commissaires et hauts fonctionnaires de police, a aussi regretté la sanction de Dominique Rossi sur France info, soulignant que son métier était "d'arbitrer" les décisions d'ordre public. "Son choix était excellent parce qu'il n'y a pas eu de dégâts, il n'y a pas eu de faute", a-t-il dit. François Fillon pour sa part, a estimé que le gouvernement n'avait pas de comptes à rendre. "Le gouvernement décide des fonctions des hauts-fonctionnaires et ne rend pas de comptes sur ces questions", a-t-il dit lors d'un déplacement consacré à la rentrée scolaire.Dominique Rossi, natif de l'île de 59 ans, qui a le grade élevé de contrôleur général, chapeautait jusqu'ici police et gendarmerie sur l'île de Beauté, un poste sensible compte tenu des centaines d'attentats enregistrés annuellement. Il avait été directeur de cabinet du préfet délégué à la sécurité, Christian Lambert, au moment de l'arrestation d'Yvan Colonna, condamné dans l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac, en 2003. Le poste de coordonnateur avait été ensuite créé sur mesure pour lui. Il faut croire qu'il a pris trop de libertés avec ce costume qu'on avait spécialement taillé pour lui.
JDD

Corse, la déraison d'Etat

Corse, la déraison d'Etat
Le limogeage du "M. Sécurité" corse n'en finit pas de faire des vagues. Les réactions se multiplient pour dénoncer l'injuste sanction qui frappe le fonctionnaire, victime semble-t-il de la disgrâce élyséenne. Si l'enquête de gendarmerie constate que "ni violence ni dégât" n'ont été commis lors de l'intrusion dans la villa de Christian Clavier, Michèle Alliot-Marie assume, soutenue par l'Elysée.
Que s'est-il passé samedi au bord de la piscine de Christian Clavier? Pas grand-chose à en croire les gendarmes...
Si la mutation de Dominique Rossi a suscité de vives réactions au sein de la police et dans l'opposition, et agite mercredi matin la presse française, les réactions officielles étaient jusque là beaucoup plus discrètes. Certes, le Premier ministre l'a rappelé lundi, le "gouvernement n'a pas de comptes à rendre sur ces questions". C'est pourtant bien d'un règlement de comptes dont il s'agit. Le ministère de l'Intérieur a finalement reconnu mardi les raisons de cette mutation. Il est reproché au fonctionnaire d'avoir laissé se dérouler l'action pacifique d'occupation de plusieurs villas intervenue samedi dernier après une manifestation officielle d'élus et de militants indépendantistes, à Porto-Vecchio, contre le plan d'aménagement de la Corse (PADDUC). Interrogée après le conseil des ministres sur la nature des dégradations commises, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a répondu: "Dégradation des droits de la République. Il y a un droit de propriété, on ne pénètre pas chez les gens sans une autorisation, on ne s'installe pas chez eux, on ne fait pas pression sur des gens. C'est la liberté individuelle qui est en cause". MAM a assumé la mise à l'écart de Dominique Rossi: "Je suis en charge de la protection des Français, de leurs biens et de leurs libertés, à ce titre je suis responsable de choisir la personne qu'il faut, au moment où il faut et à l'endroit où il faut, c'est simplement ce qui s'est passé". Alors que les questions se poursuivaient, elle est partie en lançant aux journalistes: "Arrêtez de faire du cinéma". Une sanction dont les ficelles remonteraient directement à l'Elysée. Au coeur de l'affaire, on retrouve l'acteur Christian Clavier, ami personnel du président Sarkozy, qu'il a prévenu de la mésaventure par téléphone. Le chef de l'Etat, mécontent de ne pas avoir été informé en amont de la chose et très fâché que les mesures pour protéger la maison de son ami n'aient été prises, demande le limogeage illico du flic de service. Quelques heures plus tard, Dominique Rossi n'est plus le Coordonnateur des Services de Sécurité Intérieure auprès du Préfet de Région Corse.Nicolas Sarkozy a expliqué mercredi en conseil des ministres qu'il soutenait la décision de limoger Dominique Rossi, a dit le porte-parole du gouvernement Luc Chatel. "Il s'agit véritablement d'une atteinte à la vie privée qui s'est produite, il n'y a pas eu de réaction des pouvoirs publics. (...) Le président de la République a indiqué que le fait d'être (...) ami du président de la République ne devait pas entraîner le fait d'avoir moins de droits que les autres citoyens", a-t-il dit."Avoir un bon copain"..."Une réponse radicale à un non-événement", s'enflamme de son côté un policier de l'île. On savait la Corse dangereuse pour les fonctionnaires de la République, mais quand en plus elle accueille les amis du président, la question devient raison d'Etat. "Il a géré des crises autrement plus graves de manière très professionnelle. Alors, le voir sauter là-dessus...", s'émotionne un autre collègue. Une chose est sûre, Nicolas Sarkozy sait être chouette avec ses amis. Fustigé pour avoir profité des largesses de ses amis puissants - l'épisode du yacht Bolloré pour ne citer qu'un épisode...-, le président montre que lui aussi sait rendre service. S'il semble raisonnable de penser que Christian Clavier n'a pas lui-même demandé la tête du malheureux Rossi, l'ire élyséenne a elle tourné ses foudres vers le fonctionnaire en moins de temps qu'il ne faut à un portable pour sonner. Camille de Rocca-Serra, député UMP de Corse-du-Sud, s'est lui aussi défendu d'avoir demandé la tête du fonctionnaire.Les militants cherchent à "réaliser un coup médiatique" prévenait en substance la note de la DCRI. Le résultat a, et de loin, dépassé leurs espérances les plus folles. Les militants anti-Padduc étaient certainement loin de s'imaginer que la tête du "Monsieur Sécurité" de Corse, en poste depuis 2005, sauterait. Haut-fonctionnaire bien noté et loué par ses collègues, il affichait en outre, et Nicolas Sarkozy les aime, des résultats impeccables : baisse de la criminalité de 22% l'an dernier en Corse, taux d'élucidation des affaires supérieur à la moyenne nationale. Le coup de sang élyséen, s'il répare l'affront fait à l'ami du président Christian Clavier, offre du même coup un joli cadeau surprise aux nationalistes. Chef de file de Corsica Nazione independenza (CNI), Jean-Guy Talamoni tentait lundi soir de recentrer le débat sur le Padduc, dénonçant au passage le geste présidentiel. "Nous avons l'habitude du règne de l'arbitraire, en général c'est nous qui en faisons les frais (...) Ce qui est un peu nouveau, c'est qu'un policier de haut rang en fasse les frais", a-t-il dit sur France Info."Ni violence, ni dégât"Le choix de Dominique Rossi de ne pas faire intervenir les gendarmes résulte pour de nombreux policiers d'un choix de bon sens. Plutôt que d'attiser les esprits avec une présence policière, il a choisi de laisser se dérouler une démarche annoncée comme pacifique. Les premiers éléments de l'enquête de gendarmerie semblent lui donner raison, puisque seul un coq d'ornement en plâtre a effectivement fini sa course dans la piscine avant d'en être retiré après quelques minutes. Le parquet d'Ajaccio doit maintenant déterminer s'il poursuit ou non les indépendantistes intrusifs. Une décision peu probable au vu de ce seul élément. Et comme la justice est indépendante de l'exécutif...Dominique Rossi, lui, laissera un bon souvenir en Corse. Alors que son successeur, Gilles Leclair, doit arriver en fin de matinée en Corse, le policier déchu a été lui appelé à l'Inspection Générale de la Police Nationale, à Paris. Chez les "Boeuf-carottes". A n'en pas douter, il sera tout aussi efficace dans ce service qui enquête en interne sur les dysfonctionnements et autres bavures des fonctionnaires en poste. L'expérience y est, paraît-il, un atout important...

Afair Clavier.Corse: Retour sur les faits

Corse: Retour sur les faits
Que s'est-il passé samedi dernier dans les villas du lotissement de "Punta d'Oro"? Les témoignages, peu concordants, ont donné des versions assez différentes.C'est initialement pour marquer leur opposition au Padduc, le plan d'aménagement de la Corse qui doit être voté début 2009, que les militants de Corsica Nazione independenza (CNI), d'U Rinnovu et d'autres associations s'étaient réunis sur les marches de l'hôtel de ville de Porto-Vecchio vers 10 heures. Environ une heure plus tard, les participants se dispersent. Mais un groupe de plusieurs dizaines de militants se reforme et prend la direction du luxueux lotissement Punta d'Oro,", situé près de la plage de Palombaggia - une des plus réputées de l'île-, sous la surveillance discrète d'une poignée de gendarmes, qui n'interviennent pas. Dominique Rossi, qui a été mis au courant de ces actions la veille par une note de la DCRI, a choisi de laisser faire. La note prévenait de l'intention des nationalistes de cibler une "personnalité".A partir de là, les versions souffrent de variations notables, voire de profondes divergences. Premier "détail", les militants nationalistes ont commencé par occuper la propriété de Camille de Rocca-Serra, député UMP et président de l'Assemblée de Corse. Une "personnalité" de l'île, personnage politique qui apparaît comme une cible logique des détracteurs d'un plan d'aménagement qu'il soutient et qui doit être débattu le 18 septembre prochain. Etait-ce de ce people-là dont parlait la note des services de renseignement ? Pas sûr, puisque les manifestants investissent ensuite les jardins de la villa voisine, appartenant à l'acteur Christian Clavier, absent à ce moment-là. "Nous visions l'acteur de l'Enquête corse mais aussi l'ami de Nicolas Sarkozy", précise Gérard Dykstra, militant d'U Rinnovu et participant de la manifestation.Un coq dans la piscineSi les gardiens ont bien prévenu Christian Clavier par téléphone, ils n'ont pu le faire qu'après le départ des intrus. Croisant au large sur un bateau au moment des faits, l'acteur n'aurait donc jamais demandé à ses employés de servir des rafraîchissements aux manifestants. Ces derniers ont passé quelque temps au bord de la piscine avant de repartir sans autres incidents. Une version pas vraiment raccord avec d'autres témoignages qui font eux état d'agissement moins corrects. Des excréments auraient été "déposés" dans le jardin, et les malotrus seraient repartis avec les bouteilles... pour éviter de laisser des empreintes ironise Camille de Rocca-Serra. Or selon les éléments de l'enquête de gendarmerie, seul un coq d'ornement en plâtre a effectivement fini sa course dans la piscine avant d'en être retiré au bout de quelques minutes.